Tuniques blanches contre tuniques noires

La ville a eu peur et elle s'est barricadée. C'est du moins ce que Rostock offre comme image aux premières heures du matin. Les commerces ont couvert leurs vitrines de plaques de contre-plaqué et certains habitants sont partis pour laisser place à des centaines de manifestants arrivant de toute part avec banderoles et drapeaux.
C'est vers 13h que le cortège démarre sur un air de carnaval. Musiques et chansons rythment la cadence. En une seule et même voix „Non au G8!“, et non à ce qu'ils considèrent comme „anti-démocratique“. Les manifestants portent leur idéologie jusqu'à la destination finale, le port, et s'unissent autour des porte-paroles de Greenpeace et de plusieurs représentants de nombreux pays.
Mais pendant que la fête bat son plein, les coulisses sont en réalité bien plus sombres. Les tuniques noires, anarchistes cagoulés, affrontent la police. Très vite, les charges sont lancées et les voitures sont brulées. Les arrestations se font dans la violence et les premiers blessés sont évacués. Certains manifestants pacifistes se révoltent persuadés que „l'on ne retiendra que ca de leur action“. Ce qui serait en effet bien triste car ces tuniques noires ne représentent en fait que cinq pour cent, ce qui est peu pour en parler autant.

